Laure Adler La voyageuse de nuit. Une chronique de Plume-Maison d'écriture

De Laure Adler je ne connaissais que la voix, attrapée au cœur de la nuit, lors des mes trajets en voiture après une répétition de chant ou un cours de couture. 

 

Mais cet automne, j’ai été frappée par ses propos si justes dans la Grande Librairie sur le thème « Vivre, se souvenir, transmettre… et vieillir ». 

 

Vous imaginez bien que cette thématique allait m’interpeler !


Alors, quand le deuxième confinement a pointé le bout de son masque, son livre « La voyageuse de nuit » a fait partie de mes réserves !

 

Laure Adler nous livre ses réflexions, ses constats, ses questionnements sur cet état presque caché par notre société moderne : la vieillesse. Elle a raison quand elle nous dit que c’est un « lieu dont personne ne parle ». Presque une honte, ou tout du moins, un état à retarder, à cacher… À isoler même, surtout dans la période que nous traversons…

 

Pourtant, il est beau, ce voyage dans le temps, même s’il s’accompagne parfois de douleurs, au cœur et au corps.

 

Quelle place pour les vieux ? Oui, osons le mot !

 

Quelle place faisons-nous à nos rides et à nos cheveux blancs ? 

 

À nos corps un peu moins fermes, à nos voix qui flanchent ?

 

Ne serait-ce pas l’occasion d’exprimer notre gratitude à ce corps qui nous porte, à ces expériences qui nous façonnent ?

 

Je vous invite à suivre cette voyageuse de nuit et de faire avec elle ce beau voyage au cœur de la vieillesse. 

 

De notre vieillesse, quand nous avons la chance de la visiter.

 

 

Laure Adler – La voyageuse de nuit – Editions Grasset