Editions GRASSET

Il y a des ouvrages qu’on aime avant de les ouvrir, avant de les feuilleter.

Une belle couverture. Un titre inspirant. Un auteur aimé.

La lecture d’ « Enfant de salaud » de Sorj Chalandon était une évidence pour moi. J’avais déjà été emportée par « La légende de nos pères » qui met en scène un biographe face à son client. L’écriture délicate, les sentiments puissants… Bref, une belle lecture dont le souvenir est encore bien présent dans ma mémoire.

Pour « Enfant de salaud », j’ai trouvé le titre percutant, forcément.

Et l’incipit aussi, qui nous plonge à Izieu, sur les traces des enfants embarqués par les SS.

Et la quatrième de couverture. Je partage avec vous un extrait :

« Le salaud, c’est l’homme qui a jeté son fils dans la vie comme dans la boue. Sans trace, sans repère, sans lumière, sans la moindre vérité. Qui a traversé la guerre en refermant chaque porte derrière lui. Qui s’est fourvoyé dans tous les pièges en se croyant plus fort que tous : les nazis qui l’ont interrogé, les partisans qui l’ont soupçonné, les Américains, les policiers français, les juges professionnels, les jurés populaires. Qui les a étourdis de mots, de dates, de faits, en brouillant chaque piste. Qui a passé sa guerre puis sa paix, puis sa vie entière à tricher et à éviter les questions des autres. Puis les miennes. Le salaud, c’est le père qui m’a trahi ».

J’espère que cet extrait vous donne l’envie irrépressible de lire ce roman, déjà sélectionné pour le Prix Goncourt.

Et vous l’aurez surement compris, ces thématiques des racines, des récits de vie, me parlent tout particulièrement et trouvent un écho fort dans mon activité de biographe. Savoir d’où on vient, de qui on vient, pour devenir qui l’on est. Maillon d’une chaîne humaine et familiale.

Et vous, vous avez lu ce roman ?

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